23 mai 2013

Séries : et toi, tu regardes quoi ?


Sauf erreur de ma part, je ne crois pas avoir un jour parlé ici des séries que je regardais. Pourtant, ce n'est pas faute d'en dévorer. Alors, parce que récemment j'ai eu plusieurs coups de coeur télé je me suis dit que j'allais tout simplement vous en parler ! Et pour vous guider parmi ces séries, je vous ai même fait des "profils" en fonction d'anciennes séries afin que vous puissiez mieux vous y repérer en fonction de vos affinités. Malin hein ?


On commence donc avec ma série chouchou du moment : Hart of Dixie. Cela faisait longtemps que je lorgnais sur cette série qui signe le retour sur le petit écran de Rachel Bilson (découverte notamment dans The OC, que je regardais un peu, oui). Et c'est finalement au retour de mon roadtrip aux Etats-Unis que je me suis plongée dedans. L'ironie du sort veut que la série se déroule au fin fond de l'Alabama dans la ville de Bluebell où le temps semble s'être arrêté. Moralité, entre les paysages qui m'ont rappelé ma Caroline du Sud et le côté haut en couleurs de ces personnages du Sud des Etats-Unis j'ai forcément adhéré. Si je vous raconte par dessus le marché que se mêlent à ce décor digne d'Autant en emporte le vent des histoires d'amour contrariées qui ont tout pour vous tenir en haleine (le dilemme : entre George Tucker et Wade, de quel côté votre coeur va-t-il pencher ?). Bien sûr Zoe Hart (aka Rachel Bilson perchée sur ses talons de 12 de New-Yorkaise expatriée dans le bayou) n'est pas toujours la médecin de campagne la plus crédible du monde, mais on ne regarde pas Hart of Dixie comme on regarderait Grey's Anatomy ! En somme, si vous avez envie d'une plongée dans les Etats-Unis comme vous les avez aperçus à travers mon récent récit de voyage, foncez ! En plus, une troisième saison vient d'être confirmée par la CW.

Vous aimerez si vous avez aimé  Gilmore Girls, Dawson's Creek


Si en ce moment Hart of Dixie capte toute mon attention (je dévore les séries mais j'ai aussi tendance à être mono-série lorsque je suis dedans), je ne désespère pas de rattraper mon retard concernant les aventures de Jess (j'en suis au début de la saison 2) ! Laissez-moi donc maintenant vous parler de New Girl ! Cette série, j'y suis venue, peut-être comme beaucoup, d'abord parce que je suis fan du personnage qu'est Zooey Deschanel à la ville. Ce serait d'ailleurs mentir que de dire qu'on ne retrouve pas beaucoup d'elle dans la série. Assez logiquement, New Girl est donc la série que l'on déteste ou que l'on adore, selon que l'on craque ou non pour l'excentrique Zooey / Jess. Mais les autres personnages ne sont pas pour autant en reste avec les colocataires tordants et attachants que sont Nick (que j'aime pour son côté Chandler), Schmidt et Winston. Si, à la façon de Friends, les épisodes peuvent se savourer les uns indépendamment des autres simplement pour leur effet comique, on a tout de même envie de savoir ce qu'il en est des intrigues qui prennent plus de temps à se développer. Pas étonnant finalement que la chaîne Fox ait signé pour une nouvelle et troisième saison.

Vous aimerez si vous avez aimé  Friends (et si vous êtes fans de Zooey Deschanel)


On reste dans les séries d'amitié avec les truculentes 2 Broke Girls. Encore une série que je consomme à la façon de New Girl. C'est à dire qu'à l'inverse de Hart of Dixie, qui donne envie d'enchaîner les épisodes pour connaître la suite, les épisodes de 2 Broke Girls sont autant de petits bijoux de comédie qu'on peut regarder presque indépendamment les uns des autres, même s'il y aussi une intrigue je vous rassure. En résumé, un format court (22 minutes comme New Girl) qui réunit les personnages de Max (la géniale Kat Dennings) et Caroline, une serveuse caustique sans le sou et une héritière désargentée au grand coeur, colocataires de fortune à New-York. Le pitsch ? Elles cherchent à économiser pour monter un business de cupcakes et chaque fin d'épisode est ainsi rythmée par le décompte des dollars collectés / dépensés. En gros c'est un peu la série qui nous parle en temps de crise !

Vous aimerez si vous avez aimé  Friends, Sex and the City, Ugly Betty


Pour terminer, cette fois-ci on fait un vrai bon en arrière dans le temps avec Downton Abbey. Je cherche à comprendre pourquoi j'ai pris autant de temps avant de m'y mettre ! Pour tout vous dire, je viens donc seulement d'entamer la saison 2. Mais ce qui est certain, c'est que je suis déjà dedans. J'ai profité d'un virus carabiné pour enchaîner les épisodes de la saison 1 dont j'ai à peine vu défiler les 50 minutes. Il faut dire que j'ai grandi avec Le Jardin Secret, La Petite Princesse, Orgueil et Préjugés ou encore les Agatha Christie que je prenais plaisir à regarder avec ma grand-mère. Mon imaginaire a donc été imprégné de ce monde anglo-saxon et de ses codes surranés. Mais au-delà, ce que j'ai aimé, c'est la façon dont Downton Abbey dépeint intelligemment la fin d'une époque. La grossièreté du scénario parfois (on voit venir certaines évènements avec leurs gros sabots) est largement compensée par la finesse du jeu des protagonistes et des sentiments qu'on leur demande d'incarner (le majordome qui voit son métier tomber en désuétude par exemple).

Vous aimerez si vous avez aimé  Les Vestiges du jour, Gosford Park 

Voilà pour aujourd'hui les amis. J'espère sincèrement que ce billet d'un nouveau genre vous aura plu. Remarquez que si la météo nous sert encore de la pluie vous pourriez bien finir par me remercier de vous avoir donné quelques séries pour vous occuper ce week-end !

20 mai 2013

Roadtrip USA : arrêt à Staunton, Virginia


Prêts à reprendre la route en direction des Etats-Unis ? La dernière fois, je vous avais laissés en pleine nature parmi les bêtes sauvages de la Caroline du Sud. Aujourd'hui, incursion citadine en Virginie dans la très jolie ville de Staunton (à un peu plus d'une heure de route de Lexington où vit mon père).

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Notre balade dans la ville a commencé par un arrêt dans le musée de la photographie, improvisé dans une boutique d'un passionné. L'entrée est gratuite et la collection mérite vraiment le détour (Camera Heritage Museum, 1 West Beverley St).

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Ensuite, nous avons simplement pris plaisir à arpenter la ville car la balade a tout d'un voyage dans le temps, avec les buildings colorés rétro à souhait. Par ailleurs, les antiquaires ne manquent pas et permettent de renforcer ce sentiment d'un bon en arrière dans le temps.

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Pratique, le centre-ville est très concentré et tout se fait à pieds, un plaisir non négligeable aux USA où la voiture semble toujours être un impératif pour se déplacer !

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Vous avouerez que quand je vous parle d'une ville colorée je ne vous ai pas menti sur la marchandise ! Partout où le regard se pose, un décor de cinéma s'offre à la vue.

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Nous avons fait une petite halte très appréciée dans le bien nommé "Coffee on the Corner" où on peut se restaurer d'un carrot cake très réussi (140 E Beverley St) !

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Ne manquez pas, de l'autre côté de la rue, le vieux cinéma "The Dixie" qui rivaliserait presque de beauté avec celui de Charleston.

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On continue maintenant la promenade à remonter le temps avec la gare de Staunton où, une fois encore, le temps semble s'être arrêté. Le bâtiment date de 1857, et sa rénovation de 1902. Le plus amusant étant que la gare, Amtrak, est encore en service malgré son look très farwest (1 Middlebrook Avenue).

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Pour une fois, laissant un peu de côté la couleur, on s'amuse avec l'appareil photo en noir et blanc...

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En somme, je vous recommande vivement de faire une halte à Staunton si vous arpentez la région de la Virginie, pour le dépaysement. Car si lors de notre séjour nous avions volontairement laissé de côté les grandes villes pour se concentrer sur ce que la nature des Etats-Unis avait à nous offrir, cette petite pause citadine, à taille humaine certes, reste un de mes plus jolis souvenirs.

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Et puis entre nous, on ne se croirait pas à New York l'espace d'un instant avec cette "fire escape" sur fond de briques rouges ? Ou à L.A. avec cet hôtel et son panneau gigantesque ?

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Welcome in Staunton, Virginia! Here are some of my favorite pictures from our walk in this quaint little town. A few stops you don't want to miss out on : the Camera Heritage Museum (1 West Beverley St), the Coffee on the corner (140 E Beverley St) and the Amtrak Staunton Station which is a real jump back in time! But mostly, take your time to walk amidst the colorful houses and wander in the antic shops, it's like a movie set, but real!

19 mai 2013

The Beautiful Mess app




J'ai eu plein de questions sur cette jolie application sur mon compte Instagram, et parce que je la trouve vraiment parfaite pour s'amuser encore davantage sur ce réseau social, j'ai décidé de vous en parler en quelques lignes aujourd'hui. Il s'agit donc de l'application BeautifulMess (disponible pour le moment uniquement sur iPhone).



A savoir que, A Beautiful Mess, c'est d'abord un Beautiful blog que je vous recommande les yeux fermés. Une véritable success story pour ce blog créatif qui se concrétise aujourd'hui avec une belle application photo vraiment bien pensée et surtout très fluide d'utilisation (vous pouvez trouver d'autres photos sur Instagram grâce au hashtag #ABeautifulMess).

Sur le app store, il vous en coutera 89 centimes que je n'ai personnellement pas regrettés. Les fonctionnalités offertes avec l'app permettent vraiment de s'amuser avec une sélection de filtres, textes, doodles, bordures... On peut aussi jouer avec les couleurs de ces éléments, même si moi je préfère le blanc !

Et voilà, amusez-vous bien !

16 mai 2013

Et toi, ton verre, tu le vois comment ?


Ma journée d'hier a commencé sur une note plutôt négative, celle d'ouvrir l'enveloppe contenant les places de concert que j'avais offert à ma Maman pour voir Julien Clerc et de réaliser qu'on s'était trompées dans la date notée dans nos agendas (on aurait du y être la veille). Après m'être ressaisie, plutôt que de baisser les bras comme j'aurais pu être prompte à le faire, j'ai entrepris d'appeler le théâtre dès l'ouverture des guichets. J'ai ainsi eu la chance de pouvoir racheter des places de dernière minute, certes tout en haut du théâtre du Châtelet, mais c'était mieux que de louper le concert. Et, le concert venu, annonçant avec les yeux du chat dans Shrek qu'il s'agissait de l'anniversaire de ma Maman le personnel du théâtre nous a finalement offert des places de première catégorie ! Tout cela pour dire que mon erreur de calendrier s'est avéré être un mal pour un bien.

Ce qui m'amène à une idée qu'on a tendance à oublier je crois, beaucoup de ce qui nous afflige est d'abord une question de point de vue ! Il est connu que certaines populations vivant dans un extrême dénuement ont souvent un sourire plus radieux que nous aux lèvres. Tout cela parce que le bonheur est en partie affaire de subjectivité. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le moine bouddhiste Matthieu Ricard dont j'ai eu la chance d'entendre il y a quelques temps une conférence au boulot. Bien sûr, il existe des conditions quasi essentielles à ce dernier, à commencer par la santé. Mais dans la plupart des cas, c'est d'abord la façon dont on appréhende la vie qui nous apporte bonheur ou malheur, plus que les événements en eux-mêmes.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Déjà parce que je trouve que ça fait du bien de le rappeler. Mais surtout, parce que je trouve que le monde des blogs (dans lequel je travaille de surcroît) a tendance à exacerber notre ouverture sur le monde en même temps qu'un dangereux sentiment de comparaison. Alors je ne vous dis pas que ça régit toute ma vie pour autant, mais je pense que ça me tire parfois vers le bas et déforme ma perception de certaines réalités, ce qui peut-être vous parlera.

Par exemple, souffrirait-on autant de ne pas voyager si on s'abreuvait un peu moins de récits de blogueuses baroudeuses ou expatriées ? Souffrirait-on autant de ne pas toujours être parfaitement habillée si on ne regardait pas chaque jour les blogs mode des filles les mieux habillées de la planète (dont c'est parfois devenu le métier qui plus est) ? Souffrirait-on autant de ne pas avoir le mariage parfait si les mariages américains n'avaient pas envahi nos écrans ? Souffrirait-on autant de ne pas avoir une maison bien décorée et surtout rangée comme si Martha Stewart allait débarquer d'une minute à l'autre si on ne regardait pas autant chez les autres (des autres souvent très riches ou décorateurs de métier) ?

En somme, si toutes ces découvertes Internet devraient être là pour affuter notre goût, développer notre ouverture d'esprit, notre curiosité, notre créativité, elles peuvent aussi parfois nous paralyser, avec dans notre petite tête la rengaine : je n'aurai jamais une aussi belle maison, je ne serai jamais lookée comme une blogueuse mode, je ne ferai jamais des recettes photographiables. Well, guess what ? Il y a de grandes chances que l'on puisse faire tout ça et plus encore si on ne s'entravait pas avec une exposition constante aux autres et un regard devenu trop intransigeant.

Un blog ne montre pas tout, pas plus qu'un film au cinéma ne nous montre Jennifer Aniston sans maquillage et brushing au réveil. Une blogueuse mode ne montre pas ses jours jogging chaussettes, une blogueuse déco ne montre pas son salon un lendemain de soirée, une blogueuse cuisine ne montre pas ses cartons de pizza, etc.

Alors, si vous êtes arrivés jusque là, eh bien je vous demande d'abord pardon parce que cet article je l'ai peut-être écrit un peu trop pour moi ! Mais enfin, je me dis que la comparaison (inconsciente ou non) est quelque chose de très féminin et que je ne suis donc peut-être pas la seule à m'auto-flageler tout le temps et m'empêcher toute seule d'avancer. Il ne nous reste donc plus qu'à trinquer avec nos verres bien plein à des lendemains où on serait plus indulgentes avec nous-mêmes ! Tchin.

Crédit photo : Emily Harriet / Flickr