
Pour commencer, il faut savoir que les policiers, j'ai plutôt tendance à les regarder. Pas dans la rue hein, à la télé ! C'est ainsi que j'ai grandi devant l'inspecteur Columbo et les adaptations d'Agatha Christie. Et si pendant mes vacances d'été j'ai longtemps accompagné ma grand-mère devant le Commissaire Maigret, avec le regretté Bruno Cremer, je crois n'avoir, en revanche, quasiment jamais lu de policiers. Lacune comblée avec deux romans aux éditions 10-18 Grands Détectives, que je m'en vais vous présenter car, mission accomplie, ils m'ont bien tenue en haleine.

A la mort de la conservatrice du musée de North Middle Hummock, Iris Cobb, le taciturne journaliste Jim Qwilleran et ses deux siamois (Koko et Yom Yom) s'installent au musée en attendant un remplaçant à Mrs Cobb. Mais Qwilleran et les chats ne se régaleront pas longtemps tranquillement des plats que la cuisinière émérite et regrettée Mrs Cobb a laissé dans son congélateur. La famille Goodwinter et son fantôme, Ephraïm Goodwinter, le voisin envahissant Vince Boswell, sa fille Baby qui veut à tout prix rencontrer les siamois de Qwill, la jeune et séduisante Kristi... autant d'éléments perturbateurs qui auront vite raison de la quiétude à laquelle aspire tant notre héros. Un héros par défaut, autant aux petits soins pour ses chats qu'il est acariâtre avec ses pairs, mais attachant au final. Et surtout, on a l'impression de vivre au rythme de ce microcosme où les racontars vont bon train, si bien qu'on est presque triste lorsque Qwill lève le drap (du fantôme) sur la vérité, de devoir les quitter.

La sombre histoire de Jacob Jones, coupable idéal suite à la mort violente de sa femme Dora. Ce dernier disparait tandis que que le corps de cette dernière est découvert à leur domicile dans le quartier chic d'Islington. Point de départ de l’intrigue, il laisse derrière lui un journal rédigé dans un style on ne peut plus pompeux, le journal d'un homme aux idées arrêtées, bien pensant au dernier degré mais au passé pétri de mensonges... L'alternance entre l'enquête au présent et les bribes de son journal installe un rythme calme, presque aussi ennuyeux que semble l'être la vie bien réglée de cet homme trop poli pour être honnête. Le dénouement vient fort heureusement chahuter d'une main de maître ce rythme parfaitement entretenu au fil du récit, et qui prend alors tout son sens (comme le titre du roman vous le verrez). Je vous préviens, il est difficile de reposer l'ouvrage dans les dernières pages ! Cela vaut donc vraiment la peine de passer outre la répulsion que Jones peut inspirer pour découvrir la fin.









J'ai bien aimé ton billet.
RépondreSupprimerQuand tu parles de Colombo et l'inspecteur Maigret, moi aussi je me revois affalée parterre sur un gros coussin dans le salon de ma mamie. Souvent, je lisais un journal de Mickey ou jouait à quelque chose en écoutant plus ou moins le fil de l'histoire juste pour écouter ses pronostics et déductions au fil de l'enquête. Ma mamie n'a jamais pu s'empêcher de commenter ce qu'il voit à la télé et je trouve ça fendart.
Le chat qui parle aux fantômes me tente bien, si je le croise en librairie je le prendrai.
Passe une belle journée.
Je vois qu'on a les mêmes souvenirs :)
SupprimerJ'espère que la lecture te plaira !
je n'ai lu qu'une seule des enquetes à chats de L. Jackson Braun, mais je renouvellerais bien l'expérience car j'avais beaucoup aimé! (quand à Colombo, en ce moment je les regarde de nouveau, et cette fois en VO!)
RépondreSupprimerEh bien figure toi que maintenant j'ai envie d'en lire un autre aussi !! :)
SupprimerEt Columbo en VO je n'ai jamais fait, du coup je ne sais pas si j'y trouverai le même sentiment nostalgie que dans la VF qui a bercé mon enfance, mais à voir !
ça me tente bien !
RépondreSupprimerIdem, ça me tente bien, ça fait un bail que j'avais mis ces choses de côté, Columbo... ah Columbo !!!
RépondreSupprimerColumbo c'est culte oui :)
SupprimerI love your blog, please keep it up can't wait to see more :) xxx
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